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Perez juge dangereux les écarts de puissance en F1

Sergio Perez estime que les écarts de puissance en F1 ont failli provoquer un grave accident avec Liam Lawson à Bakou. Le pilote Cadillac pointe surtout les différences de déploiement électrique. Frédéric Vasseur distingue ces écarts de ceux liés aux performances ordinaires des moteurs.

Sergio Perez au volant de sa Cadillac lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan. F1
© Cadillac

Sergio Perez dénonce les écarts de puissance en F1 après avoir frôlé un grave accident avec Liam Lawson au Grand Prix d’Azerbaïdjan.

Écarts de puissance en F1 : l’alerte de Perez à Bakou

En défendant sa position face à Liam Lawson, Perez assure avoir évité de peu un gros accident. La Racing Bulls motorisée par Red Bull arrivait bien plus vite que sa Cadillac. « J’allais avoir un énorme accident avec Lawson lorsque je me défendais, car les écarts de déploiement de l’énergie et de puissance entre les moteurs sont trop dangereux », a déclaré le pilote.

Sur les longues lignes droites de Bakou, Perez décrit sa Cadillac comme une cible facile. Il cite Mercedes et Red Bull Ford parmi les motorisations les plus performantes, tandis que Cadillac utilise des groupes propulseurs Ferrari pour sa première saison en F1. Il craint qu’un accident ne survienne si le règlement ne change pas.

Le problème ne tient pas seulement à la puissance maximale. Avec la réglementation 2026, deux voitures peuvent arriver sur une même portion de piste avec des quantités d’énergie électrique disponible très différentes. L’une utilise cette énergie pour accélérer pendant que l’autre en récupère, ce qui creuse l’écart de vitesse.

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Vasseur distingue performance moteur et énergie électrique

Frédéric Vasseur, directeur de Ferrari en F1, conteste l’idée qu’un écart ordinaire de performances entre motorisations soit dangereux en soi. Il évoque une différence d’environ 4 à 5 km/h. En revanche, l’écart de vitesse peut atteindre environ 60 à 80 km/h, reconnaît-il, quand une voiture aborde une ligne droite sans énergie électrique disponible alors qu’une autre en dispose encore.

Pour un pilote qui surveille ses rétroviseurs, cette distinction entre performance du moteur et gestion de l’énergie ne change rien à la vitesse à laquelle une monoplace peut se rapprocher. La F1 et la FIA ont mis en place un dispositif offrant davantage de possibilités de développement aux motoristes en retrait. Perez espère qu’il contribuera à réduire les écarts.

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Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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