Mercedes au Grand Prix d’Italie verra Kimi s’élancer du fond de la grille à Monza, une pénalité liée à l’unité de puissance transformant sa course à domicile en mission de remontée.

Mercedes au Grand Prix d’Italie face à une remontée
Toto Wolff résume l’enjeu en présentant Monza et Madrid comme une période importante pour Mercedes. Le plateau s’est tellement resserré que plusieurs équipes peuvent désormais gagner à la régulière, donnant encore plus de poids à la moindre erreur. L’écurie occupe une position solide dans les deux championnats, sans pour autant sous-estimer la difficulté des prochaines courses.
Pour Kimi, le défi commencera avant même l’extinction des feux. Sa pénalité d’unité de puissance l’enverra au fond de la grille, loin de la lutte aux avant-postes espérée par ses supporters pour sa course à domicile. Cette décision doit servir la campagne de Mercedes sur l’ensemble du championnat, mais son coût sera immédiat. Toto Wolff fixe un objectif simple : gagner autant de places que possible et inscrire le maximum de points.
De l’autre côté du garage, George arrive porté par l’élan de Zandvoort. Il cherchera à intégrer la lutte dès le début du week-end. Mercedes suivra ainsi deux trajectoires sportives à Monza : viser les avant-postes avec une monoplace tout en organisant la remontée de l’autre.
Une gestion de l’énergie déterminante à Monza
Monza est une piste pauvre en énergie. Ses longues lignes droites sollicitent fortement l’unité de puissance, alors que le tracé offre peu d’occasions de recharger la batterie. Avec le règlement actuel, cette particularité impose des compromis à Mercedes et place la gestion de l’énergie au centre du travail des pilotes comme des ingénieurs.
Frederik Vesti oppose ainsi Monza à Zandvoort et Budapest, deux circuits beaucoup plus riches en possibilités de récupération. En Italie, chaque réserve d’énergie disponible devra être utilisée efficacement. Cette contrainte peut conduire à différentes approches stratégiques pendant le week-end et influer directement sur la manière d’aborder la course.
Le travail aérodynamique répondra au même impératif d’efficacité. Les équipes rechercheront la traînée la plus faible possible afin de maximiser leur vitesse de pointe dans les lignes droites. L’aspiration offrira également des occasions de dépassement, un atout particulièrement précieux pour Kimi. Malgré sa pénalité, Vesti considère Monza comme l’un des meilleurs circuits du calendrier pour progresser dans le peloton.
Un Grand Prix court sous des températures élevées
La vitesse moyenne élevée place régulièrement le rendez-vous italien parmi les courses les plus courtes de la saison. En l’absence d’interruption, il s’écoule habituellement environ une heure et 15 minutes entre le départ et le drapeau à damier. Ce format concentré s’ajoute aux exigences particulières du circuit en matière d’énergie et de vitesse de pointe.
Monza peut aussi figurer parmi les épreuves les plus chaudes de l’année pour la température de l’air. Les maximales moyennes atteignent 28,2 °C, avec un maximum de 31,3 °C. Ce paramètre s’ajoute à un week-end où Mercedes devra déjà composer avec deux courses très différentes dans son propre garage.
Monza, un circuit à part dans l’histoire de la F1
Le Grand Prix d’Italie est le seul à avoir figuré sur chaque calendrier de la F1 depuis 1950. Aucun circuit n’a accueilli davantage de Grands Prix que Monza. Ses longues lignes droites et son atmosphère relient la Formule 1 actuelle aux générations précédentes de pilotes et d’écuries.
Mercedes y totalise sept victoires. Juan Manuel Fangio s’est imposé en 1954 et 1955, Lewis Hamilton a ajouté quatre succès, tandis que Nico Rosberg en a signé un. En 2021, Monza a également accueilli le format Sprint de la F1, remporté par Valtteri Bottas.
Le circuit a déjà souri aux deux pilotes Mercedes engagés ce week-end. George s’y est imposé en GP3 en 2017, puis en Formule 2 en 2018. Kimi y a gagné en F4 italienne en 2022 et en FRECA en 2023.
Mercedes aborde donc Monza avec un plan à deux volets. George doit se placer dans la lutte dès les premières séances, tandis que Kimi devra exploiter l’aspiration, l’efficacité énergétique et les options stratégiques pour remonter. Sur un circuit où les écarts entre les équipes se resserrent, chaque compromis comptera immédiatement.
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