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La McLaren MCL40 en piste avec son groupe propulseur Mercedes.

McLaren profitera aussi du moteur Mercedes ADUO

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Mclaren pourrait tirer parti du moteur Mercedes ADUO pour réduire son retard sur Ferrari au championnat des constructeurs 2026.

Pourquoi le moteur Mercedes ADUO intéresse McLaren

À Brixworth, Mercedes prépare une évolution de son groupe propulseur grâce à l’ADUO, un dispositif qui offre des possibilités supplémentaires de développement. Contrairement à ce qui était envisagé en début d’année, le motoriste allemand a décidé d’utiliser l’homologation obtenue pour 2026.

Cette nouvelle spécification pourrait apparaître lors de l’enchaînement Bakou-Malaisie-Singapour. Son contenu et sa date d’introduction ne sont toutefois pas encore arrêtés. Pour McLaren, l’enjeu est important : la MCL40 a progressé sur le plan aérodynamique, mais l’exploitation de son groupe propulseur Mercedes conserve une marge d’amélioration.

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Une évolution accessible à toutes les équipes clientes

Le règlement impose à un motoriste de proposer toute nouvelle spécification à ses équipes clientes. Dès la première course où l’évolution est utilisée, au moins un exemplaire doit pouvoir être fourni à chacune d’elles. McLaren, Williams et Alpine sont donc directement concernées par le développement mené à Brixworth.

Cette obligation ne signifie pas que tous les pilotes disposeront immédiatement des nouveaux composants. Leur installation dépend notamment du kilométrage déjà parcouru et des éventuelles pénalités à gérer. Une McLaren pourrait ainsi recevoir la nouvelle spécification le même week-end qu’une seule des deux Mercedes officielles.

Rien n’indique en revanche que McLaren sera servie avant l’écurie Mercedes. Le principe porte sur une mise à disposition équitable, mais le déploiement peut varier d’une monoplace à l’autre selon la rotation des composants.

Neil Houldey, directeur technique de McLaren, a reconnu que l’équipe avait beaucoup appris sur la récupération et le déploiement de l’énergie électrique. Il a également constaté que la monoplace de Woking n’atteignait pas toujours les mêmes vitesses de pointe que la Mercedes officielle. Son appréciation des évolutions ADUO est directe : « Il y aura du temps au tour à gagner. »

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Un gain pas forcément lié au thermique

L’ADUO repose sur une évaluation des performances du moteur à combustion interne, l’ICE. Lors de la première période d’évaluation, Red Bull-Ford constituait la référence dans ce domaine. Mercedes se situait entre 2 à 4 % derrière et a obtenu une homologation supplémentaire. Ferrari, Audi et Honda, crédités d’un retard supérieur à 4 %, en ont reçu deux.

Cette photographie du moteur thermique ne reflète pas nécessairement les performances de l’ensemble du groupe propulseur. Dans le paddock, le package Mercedes est largement considéré comme la référence, notamment grâce à son système électrique et à la gestion du déploiement de l’énergie. Après Monza, Lewis Hamilton avait résumé cette impression : « La puissance Mercedes… ça continue de pousser, pousser, pousser. »

Mercedes semble donc avoir peu d’intérêt à transformer profondément son moteur à combustion. Un bond trop important pourrait lui faire dépasser Red Bull-Ford lors d’une prochaine évaluation, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités de développement à son rival.

Les changements effectués sur la monoplace d’Andrea Kimi Antonelli à Monza orientent plutôt l’attention vers le turbo et les composants périphériques. Mercedes avait installé un nouvel ICE, une nouvelle batterie et une nouvelle électronique de contrôle, tout en conservant le turbo, le MGU-K et plusieurs autres éléments. Le turbo apparaît donc comme une piste crédible, même si le contenu de l’évolution n’a pas été précisé.

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La MCL40 progresse au moment décisif

McLaren a attendu avant de lancer ses principales évolutions aérodynamiques. Deux ensembles importants ont été introduits entre la Hongrie et Zandvoort, avant qu’une nouvelle spécification d’aileron ne complète le travail à Monza. Leurs effets ont été visibles à Madrid.

Lando Norris y a placé la MCL40 en pole position et mené la course avec une avance importante. La voiture de sécurité virtuelle a ensuite compromis cet avantage. Le Britannique a terminé troisième derrière Antonelli et Max Verstappen, sans que le rythme de sa monoplace soit directement mis en cause.

Après Madrid, McLaren totalise 306 points, contre 358 pour Ferrari. L’écart n’est plus que de 52 points dans la lutte pour la deuxième place des constructeurs, tandis que Mercedes domine avec 503 unités. À ce stade de la saison, quelques dixièmes gagnés dans les lignes droites pourraient avoir un effet direct sur ce classement.

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Ferrari a déjà utilisé ses deux opportunités

Ferrari se trouve dans une situation différente. La Scuderia a déjà exploité ses deux possibilités ADUO pour 2026, dont la seconde à Monza avec notamment un turbo revu. Fred Vasseur reconnaît que ces progrès ne suffisent pas à combler immédiatement le déficit de puissance face à Mercedes.

Le motoriste allemand possède encore son unique possibilité de développement supplémentaire. Lorsqu’elle sera utilisée, ses trois équipes clientes pourront également en bénéficier. Pour Williams et Alpine, cette évolution représentera un gain appréciable. Elle pourrait peser davantage pour McLaren, compte tenu de sa proximité avec Ferrari au championnat.

L’association entre les progrès aérodynamiques de la MCL40 et une meilleure exploitation du groupe propulseur intervient donc à un moment clé. McLaren n’a pas besoin de reprendre 52 points en une seule course : des gains réguliers suffiraient à accentuer la pression sur Maranello jusqu’à la fin de la saison.

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A propos de l'auteur

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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