En F1, les pneus Pirelli pourraient se dégrader davantage en 2027 pour casser la routine des courses à un seul arrêt.
Neuf courses dominées par la stratégie à un arrêt
Sur les 15 premiers Grands Prix de 2026, neuf se sont principalement disputés avec un seul arrêt. Le GP d’Azerbaïdjan a récemment illustré cette tendance. Pirelli y a constaté très peu d’usure ou de graining. Les pilotes ont pu attaquer pendant de longs relais.
On comprend l’objectif pour 2027 : donner aux écuries plusieurs stratégies viables. Pirelli travaille sur des pneus dont la dégradation serait plus marquée. Simone Berra, ingénieur en chef de Pirelli, indique que cet objectif guide les développements en cours. Mais raccourcir la durée de vie des gommes ne suffirait pas. Le manufacturier veut éviter qu’un plan s’impose avant même le départ.
Différentes constructions ont été testées pour générer davantage de chaleur et de dégradation thermique, à l’avant ou à l’arrière. Le sujet, c’est aussi la perte de performance au fil d’un relais. Pas seulement l’usure des pneus.
Les voitures actuelles au service des essais pour 2027
Pour développer les pneus 2026, Pirelli avait dû passer par des simulations et des voitures mulets modifiées. Les nouvelles monoplaces et leurs groupes propulseurs n’existaient pas encore. Cette fois, le manufacturier peut travailler avec les voitures engagées cette année. Berra estime y voir plus clair pour la suite du développement.
Ferrari et Racing Bulls ont récemment parcouru 400 tours au total à Imola, lors d’essais des pneus 2027. Un essai de pneus pluie est programmé à Magny-Cours en octobre 2026.
Mais attention, une dégradation accrue ne garantit pas des courses plus disputées. Elle pourrait aussi pousser les pilotes à ménager davantage leurs gommes. On retrouve là le défi pour Pirelli : garder de longs relais possibles sans figer les choix des écuries.







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