Fabio Quartararo souhaite réduire le nombre de Sprints MotoGP, un format qu’il juge intense et décidé sans réel pouvoir accordé aux pilotes.
Les Sprints MotoGP sous pression
Alors que l’ajout d’une seconde séance de qualification consacrée au Sprint est envisagé, Fabio Quartararo défend un format plus proche de celui de la F1. Le pilote Yamaha ne rejette pas les courses courtes, mais aimerait en limiter le nombre au cours d’une saison.
« Si on me demande de faire comme en F1, on devrait avoir le même nombre de courses sprint qu’en F1. Je serais content avec 10 Sprints, même avec 12 », explique le champion du monde français. Il pointe surtout l’intensité du programme et la multiplication des départs.
Quartararo souligne la tension nerveuse et les risques physiques associés à ces phases de course. « Le stress est énorme lors des départs, notamment pour des raisons de sécurité, car on sait que c’est la phase la plus dangereuse. » Selon lui, l’instauration d’une qualification propre au Sprint devrait donc aller de pair avec une réduction du nombre de courses courtes.
Quartararo regrette le faible poids des pilotes
Au-delà du format, le Français critique la façon dont les décisions sont prises. « Ils ont ajouté les Sprints sans vraiment nous consulter. Maintenant que nous les faisons, c’est sûr qu’ils ne changeront pas », regrette-t-il. Ses propos illustrent le peu d’influence qu’il estime avoir sur l’organisation du championnat, malgré les inquiétudes exprimées au sujet de la sécurité et de la fatigue.
Le pilote Yamaha assure néanmoins qu’il respectera le règlement adopté. « Nous sommes là pour rouler. S’ils nous demandent de faire 22 sprints, nous ferons 22 sprints. S’ils nous demandent d’en faire 12, nous en ferons 12. » Il tient le même discours sur une éventuelle réforme des qualifications : Quartararo se dit prêt à disputer deux séances de qualification, voire trois, tout en soulignant que les pilotes n’ont pas le dernier mot.

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