La stratégie Mercedes à Monza a fait basculer le GP d’Italie en faveur de Kimi Antonelli, revenu de la 19e place sur la grille pour battre George Russell.
La stratégie Mercedes à Monza décide de la victoire
George Russell menait la course lorsque la Virtual Safety Car a offert une fenêtre stratégique à Mercedes. L’écurie a laissé le leader en piste avec ses pneus durs usés, tandis que Kimi Antonelli s’arrêtait pour chausser des mediums neufs.
En fin d’épreuve, cet avantage pneumatique s’est révélé décisif. Antonelli a rattrapé son équipier avant de le dépasser à quatre tours de l’arrivée pour s’imposer. Le choix effectué sous VSC a donc déterminé laquelle des deux Mercedes allait gagner à Monza.
Parti 19e, Antonelli a aussi conforté sa position au championnat. Son avance sur Russell atteint désormais 66 points, soit sept unités de plus qu’au début du week-end.
Brundle et Rosberg s’opposent sur le choix de Mercedes
Pour Martin Brundle, Russell est en droit de demander pourquoi le leader n’a pas bénéficié de l’arrêt moins pénalisant sous VSC. L’ancien pilote estime que Mercedes doit expliquer ce choix, qui a laissé Russell défendre sa position avec des gommes plus anciennes face à un équipier équipé pour attaquer.
Nico Rosberg livre une analyse différente. Le champion du monde 2016 considère que Mercedes offre les mêmes possibilités à ses deux pilotes et accorde habituellement la priorité stratégique à la voiture de tête. Cela suppose toutefois que le maintien en piste ait été évalué comme la route la plus rapide jusqu’à l’arrivée pour Russell.
Rien n’indique que Mercedes ait volontairement favorisé Antonelli. Le débat porte plutôt sur les circonstances exactes de la décision : Russell a pu privilégier lui-même les pneus durs, ne pas disposer d’une autre solution adaptée ou perdre l’avantage en raison du moment où la VSC a été déclenchée. Le résultat reste sans ambiguïté, puisque l’écart au championnat s’est encore creusé en faveur d’Antonelli.
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