Aller au contenu
Alex Albon au volant de la Williams FW47 sur un circuit de Formule 1.

Williams FW47 : Albon alerte avant l’Autriche

Partager

La Williams FW47 inquiète Alex Albon, qui estime que l’écurie doit vite comprendre pourquoi sa monoplace est devenue si imprévisible dans les virages rapides.

Williams FW47 : un déficit dans le rapide

Le ton a changé chez Alex Albon. Après un début de saison compliqué, le pilote thaïlandais ne cache plus les limites de la FW47, surtout lorsque la vitesse de passage en courbe augmente. Le constat est d’autant plus préoccupant que le prochain rendez-vous se tient au Red Bull Ring, un tracé où les secteurs 2 et 3 exigent beaucoup d’appui et une vraie stabilité à haute vitesse.

Albon résume le problème sans détour : « Si l’on regarde notre rythme dans le rapide face à nos rivaux du milieu de grille, nous sommes assez loin. Donc, évidemment, au Red Bull Ring, les secteurs deux et trois sont entièrement rapides, il faut voir ce que l’on peut faire. »

Cette faiblesse dépasse le simple ajustement de réglage. Dans un peloton compact, perdre du temps dans les courbes rapides coûte cher en qualifications comme en course, car la voiture devient plus délicate à placer et entame la confiance du pilote. Pour Williams, l’urgence ne consiste donc pas seulement à trouver de la performance. Il faut aussi comprendre pourquoi la monoplace ne répond pas comme attendu.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Williams retombe après une saison 2025 solide

Le contraste avec la dynamique précédente est marqué. En 2025, Williams avait terminé meilleure équipe derrière les cadors, avec 45 points d’avance sur son plus proche poursuivant, Racing Bulls. L’écurie de Grove avait également signé deux podiums, tous deux obtenus par Carlos Sainz, alors nouveau venu dans l’équipe.

Cette base sportive rend le début de saison actuel plus difficile à digérer. Williams occupe désormais la huitième place du classement des constructeurs, loin de l’élan affiché un an plus tôt. Le niveau attendu n’est pas au rendez-vous, malgré une motorisation considérée comme un point fort.

Barcelone a mis le malaise en pleine lumière. Le circuit catalan, théâtre de la dernière victoire de l’écurie avec Pastor Maldonado en 2012, a exposé les limites de la FW47 dans les virages rapides. Albon souligne aussi l’écart subi par son équipier : « Il ne faut pas oublier que Carlos s’est qualifié à une seconde et demie de Lawson, donc nous avons du travail. »

Cette référence à une seconde et demie donne la mesure du chantier. Quand une voiture décroche autant dans une zone clé de performance, les corrections ne se limitent pas à un ajustement d’aileron ou à une cartographie moteur. L’équipe doit déterminer si le déficit vient des pièces, de leur comportement en piste ou de leur interaction avec les réglages.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Barcelone a tourné à la séance d’essais forcée

La course espagnole a aussi marqué le deuxième abandon d’Albon cette saison. Williams a fini par mettre un terme à son Grand Prix, davantage transformé en séance d’essais prolongée qu’en vraie tentative de résultat. Le pilote explique qu’un problème avait été repéré sur la voiture après les qualifications, sans pouvoir être corrigé en raison des règles de parc fermé.

« Nous avons vu qu’il y avait un souci avec la voiture après les qualifications, mais nous ne pouvions pas le changer à cause des règles de parc fermé, donc nous avons utilisé ce temps au garage pour essayer de… nous ne pouvions pas le corriger, mais nous pouvions en quelque sorte le contourner pour la ramener vers ce qu’elle aurait dû être », détaille Albon.

La nuance compte. Williams n’a pas simplement cherché un réglage plus confortable, l’équipe a tenté de faire fonctionner une voiture qui ne se comportait pas comme prévu. Dans ce contexte, l’abandon n’est pas seulement une ligne de plus dans les statistiques. Il révèle un problème de compréhension technique, donc de méthode, à un moment où chaque séance compte.

Albon insiste sur cette nécessité : « Nous devons comprendre. Nous voyons que la voiture ne se comporte pas correctement, et nous devons régler cela. »

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Albon veut retrouver une voiture prévisible

Le manque de confiance reste le point le plus préoccupant pour un pilote. Albon décrit une monoplace changeante, difficile à lire d’un virage à l’autre : « Cela explique pourquoi je ne savais pas quelle voiture j’avais en qualifications. De gauche à droite, d’un virage à l’autre, je ne savais pas ce que la voiture allait faire. »

Une F1 peut être lente tout en restant exploitable. Elle devient beaucoup plus problématique lorsqu’elle surprend son pilote, surtout dans les zones rapides. Albon y voit malgré tout un début d’explication, donc un point d’appui : « Peut-être que cela donne un peu de confiance de savoir quelque chose. Mais en même temps, je veux juste m’assurer que ce ne sera pas là en Autriche. »

Le Thaïlandais élargit aussi le sujet à la fiabilité moderne des monoplaces. Les problèmes ne se résument pas aux groupes propulseurs. « Les voitures sont tellement nouvelles et nous réalisons qu’il ne s’agit pas seulement de fiabilité en termes de moteurs, il y a aussi une fiabilité en coulisses que les voitures rencontrent », explique-t-il.

Cette phrase vise les éléments moins visibles, ceux qui doivent fonctionner ensemble pour que la monoplace délivre le comportement attendu. Albon ne parle pas de malchance. Il pointe plutôt un besoin de progression collective : « Nous passons par un processus pour nous assurer que les pièces sur la voiture font ce qu’elles sont censées faire. Cela fait partie du jeu. Je ne parlerais pas de chance, je dirais simplement que nous devons nous améliorer et mieux faire. »

Pour Williams, le Red Bull Ring se présente donc comme un test délicat. Si la FW47 souffre encore dans les courbes rapides, l’Autriche risque de confirmer les faiblesses vues à Barcelone. Si l’équipe parvient à stabiliser son comportement, elle aura au moins repris le contrôle d’un problème qui menace déjà sa saison.

Partager

Restez informé

Suivez-nous sur Google Actualités

Suivre

A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

Voir tous les articles
Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *