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Un Mercedes Classe G engagé dans un passage d’eau profond.

Le brevet Mercedes imagine un 4×4 amphibie

© Mercedes
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Le brevet Mercedes décrit un 4×4 capable de flotter ponctuellement afin de franchir une rivière devenue trop profonde pour un passage de gué classique.

Avec ce système, la profondeur de gué ne sera plus un obstacle. © Mercedes
Avec ce système, la profondeur de gué ne sera plus un obstacle. — © Mercedes

Du Classe G au franchissement sur l’eau

Le Classe G constitue le candidat naturel pour accueillir une telle technologie. Depuis 1979, ce modèle a bâti sa réputation sur ses capacités de franchissement. Son positionnement s’est progressivement embourgeoisé, mais la génération actuelle conserve une gamme de rapports courts, des blocages de différentiel et plusieurs modes de conduite conçus pour les chemins meubles, le sable ou la pierre.

Aujourd’hui, ses capacités restent limitées à une profondeur de gué précise. Les versions thermiques peuvent traverser jusqu’à 70 cm d’eau, contre 85 cm pour la déclinaison électrique. Le dispositif breveté changerait la logique de l’exercice : plutôt que de continuer à rouler au fond de l’eau, le véhicule serait maintenu à la surface dès que la profondeur deviendrait trop importante.

Mercedes ne précise toutefois pas quel modèle pourrait recevoir cet équipement. Le Classe G et sa future version miniaturisée semblent les candidats les plus plausibles, sans qu’une application en série soit annoncée. Le principe pourrait tout aussi bien rester au stade de l’étude technique.

Le Classe G actuel peut franchir des gués de 70 cm en version thermique et 85 cm en électrique. © Mercedes
Le Classe G actuel peut franchir des gués de 70 cm en version thermique et 85 cm en électrique. — © Mercedes
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Ce que prévoit le brevet Mercedes

L’idée n’est pas de transformer un 4×4 en bateau permanent. Mercedes n’envisage ni soubassement conçu comme une coque, ni hélices ajoutées à l’arrière. Le système serait réservé à un usage occasionnel, limité à la traversée d’un cours d’eau trop profond pour un passage de gué traditionnel.

La flottabilité reposerait sur des flotteurs installés dans les passages de roue. À la manière de brassards, ils maintiendraient le véhicule en surface pendant que les assistances électroniques contrôleraient son déplacement. Aucune illustration n’a fuité, mais l’ensemble semble conçu pour rester discret et intégré à la carrosserie.

Cette architecture distingue nettement le projet d’un véhicule amphibie classique. Le 4×4 ne serait pas destiné à naviguer durablement sur un lac ou une rivière. Il disposerait uniquement des moyens nécessaires pour rejoindre l’autre rive sans conserver de contact permanent avec le fond.

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Les roues feraient office de rames

À l’entrée dans l’eau, l’électronique gérerait la motricité de chaque roue afin de préserver l’adhérence aussi longtemps que possible. Une fois le véhicule à flot, la suspension et la rotation des roues feraient office de rames. Mercedes éviterait ainsi le recours à un système de propulsion nautique séparé.

La gestion indépendante de la vitesse des roues permettrait aussi de corriger la trajectoire. En accélérant ou en ralentissant certaines d’entre elles, le système chercherait à contrer les courants et à maintenir un cap précis. Le principe reposerait donc autant sur le logiciel que sur les flotteurs intégrés à la carrosserie.

Une fois l’autre berge atteinte, l’électronique adapterait de nouveau le couple transmis à chaque roue. L’objectif serait de retrouver de l’adhérence sur un terrain potentiellement meuble, puis de permettre au véhicule de sortir de l’eau. Une grande partie de la manœuvre serait automatisée, de l’entrée dans la rivière jusqu’au retour sur la terre ferme.

Seules des petites entreprises osaient encore proposer des véhicules vraiment amphibie au grand public comme la réinterprétation de la Mini Moke par Lazareth. © Lazareth
Seules des petites entreprises osaient encore proposer des véhicules vraiment amphibie au grand public comme la réinterprétation de la Mini Moke par Lazareth. — © Lazareth
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Une mise en série très incertaine

Avec ce dispositif, la profondeur ne serait plus limitée par les capacités de gué habituelles, puisque le véhicule flotterait au-delà de ce seuil. Cet avantage concernerait toutefois un exercice très précis. Il ne donnerait pas au 4×4 les aptitudes d’un bateau destiné à une navigation régulière.

Plusieurs obstacles demeurent avant une éventuelle commercialisation. La seule rotation des roues pourrait manquer d’efficacité pour propulser un véhicule lourd, notamment face au courant. Le fonctionnement global associerait également des flotteurs, la suspension, la gestion du couple et de nombreuses interventions électroniques. L’ensemble devrait fonctionner avec suffisamment de précision pour maîtriser la trajectoire, puis retrouver de l’adhérence sur la rive.

Pour 95 % des utilisateurs, l’utilité paraît également limitée. Cette technologie pourrait surtout produire un effet spectaculaire, à l’image du demi-tour sur place du G électrique ou des suspensions capables de faire rebondir les GLE et GLS pour les désensabler. En l’absence de modèle désigné, le 4×4 amphibie reste un projet technique dont le passage à la série paraît très hypothétique.

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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