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Fernando Alonso avec son Aston Martin AMR26 pendant la saison 2026 de Formule 1.

Fernando Alonso aurait pu gagner cinq titres, selon Rosberg

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Nico Rosberg estime qu’avec de meilleurs choix d’écuries au cours des 17 dernières années, Fernando Alonso aurait pu décrocher cinq titres mondiaux.

Fernando Alonso

La carrière de Fernando Alonso vue par Rosberg

À Madrid, où la Formule 1 doit courir ce week-end, le champion du monde 2016 a porté un jugement sévère sur les décisions qui ont façonné la carrière de l’Espagnol. « Fernando Alonso a mal choisi ses équipes ces 17 dernières années », affirme Rosberg. À ses yeux, un meilleur timing dans ses transferts aurait pu lui offrir cinq titres mondiaux.

Sa critique ne vise pas le pilotage d’Alonso. Bien au contraire, Rosberg le considère comme « l’un des meilleurs pilotes de tous les temps », encore capable, à 45 ans, de performances rares. Le contraste avec son palmarès nourrit précisément son analyse : 440 Grands Prix, 32 victoires, 106 podiums et 22 poles, mais seulement deux titres obtenus avec Renault en 2005 et 2006.

Ces deux couronnes représentent déjà un accomplissement majeur. Elles peuvent néanmoins paraître peu nombreuses pour un pilote d’une telle longévité, passé plusieurs fois près d’une nouvelle consécration sans parvenir à s’installer durablement dans la monoplace dominante.

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Des transferts qui ont changé son destin en F1

Après ses deux titres avec Renault, Alonso rejoint Mclaren en 2007, l’année des débuts de Lewis Hamilton en Formule 1. La cohabitation devient rapidement conflictuelle et l’Espagnol quitte l’écurie au bout d’une seule saison. Il revient ensuite chez Renault, puis s’engage avec Ferrari à partir de 2010.

Son passage à Maranello lui offre deux occasions majeures. Alonso termine à quelques points des titres 2010 et 2012, sans réussir à battre Sebastian Vettel. Son coup de volant le maintient dans la lutte, mais la couronne lui échappe à chaque fois.

Le transfert qui nourrit le plus la thèse de Rosberg reste son départ de Ferrari pour McLaren-Honda en 2015. Annoncée comme très ambitieuse, cette association ne produit pas les résultats espérés. Alonso se retrouve loin des premières places tandis que Mercedes accumule les championnats. Son talent ne suffit alors plus à compenser les limites de sa monoplace.

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Aston Martin, le nouveau pari contrarié de 2026

Le projet Aston Martin devait offrir à Alonso une nouvelle occasion de revenir aux avant-postes grâce à la réglementation 2026, à l’arrivée de Honda comme motoriste et à Adrian Newey à la tête du projet technique. Sur le papier, cette association donnait du poids au choix de l’Espagnol. Les premiers résultats ont pourtant pris la direction opposée.

Après 13 Grands Prix, Aston Martin occupe la dernière place du championnat Constructeurs. L’écurie ne compte que trois unités, toutes inscrites par Alonso grâce à sa dixième place à Monaco et à sa neuvième à Zandvoort. Lance Stroll reste à zéro, un écart qui appuie le jugement très favorable de Rosberg sur le niveau actuel du double champion du monde.

La saison de l’AMR26 a été perturbée par des problèmes de poids, de vibrations, de fiabilité et de performance moteur. À Monza, Alonso est parti depuis la voie des stands, puis a abandonné après avoir endommagé sa voiture sur un vibreur. Stroll a lui aussi renoncé. Après treize courses, l’Espagnol compte trois points, sans podium ni victoire.

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Le recul rend le verdict de Rosberg plus sévère

Alonso défend pourtant une position constante : « Je ne regrette jamais rien. » Cette formule figure toujours sur son profil officiel de la Formule 1 et répond directement à la lecture rétrospective de Rosberg. Les résultats permettent désormais d’identifier les mauvaises périodes, mais chaque transfert paraissait moins évident au moment de la décision.

En 2014, l’ampleur des difficultés à venir pour McLaren et Honda n’était pas connue. Le pari Aston Martin semblait lui aussi défendable avec Newey, Honda et les nouvelles règles techniques. Les choix d’Alonso ne peuvent donc pas tous être réduits à des erreurs manifestes. Ils ont surtout créé un décalage récurrent entre ses ambitions et la compétitivité réelle de ses équipes.

Rosberg dispose du recul nécessaire pour relier ces épisodes. Son analyse n’en conserve pas moins du poids puisqu’il a lui-même conquis le titre mondial en 2016 après avoir battu Hamilton chez Mercedes. Il distingue clairement la qualité du pilote de sa capacité à choisir le bon projet au bon moment.

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Un palmarès inférieur à la réputation du pilote

Michael Schumacher, Lewis Hamilton et Max Verstappen ont associé leur talent à une monoplace dominante assez longtemps pour multiplier les titres. Alonso, lui, a souvent changé d’écurie juste avant ou pendant des cycles sportifs défavorables. Ses 32 victoires et ses deux championnats restent considérables, sans refléter entièrement la place que Rosberg lui accorde dans l’histoire de la F1.

Son avenir au-delà de 2026 n’est pas encore arrêté, alors que son contrat arrive à échéance. À 45 ans, il poursuit donc une carrière marquée d’abord par deux titres décrochés tôt, puis par vingt années de paris sportifs aux résultats contrastés.

L’hypothèse des cinq couronnes ne réécrit pas son palmarès. Elle résume plutôt le paradoxe de Fernando Alonso : un pilote célébré comme une référence absolue, mais rarement installé dans la meilleure équipe au moment décisif.

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A propos de l'auteur

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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