Les obligations Aston Martin sont au cœur d’un bras de fer : deux créanciers ont demandé à un tribunal new-yorkais d’autoriser la collecte de preuves avant une action au Royaume-Uni.
Pourquoi les obligations Aston Martin sont contestées
Deux détenteurs établis aux États-Unis, Arini Capital Management et Tresidor Investment Management, ont déposé une requête auprès du tribunal fédéral du district sud de New York. Ils souhaitent obtenir des documents et des témoignages auprès de HPS Investment Partners, détenu par BlackRock, de la branche britannique d’Authentic Brands Group, ainsi que des conseillers Moelis & Co et Lazard.
Pallas Partners, qui représente les créanciers, prévoit de s’appuyer sur ces éléments dans une action en préparation au Royaume-Uni. Le litige concerne l’accord conclu entre Aston Martin, HPS et Authentic Brands, qui a permis de lever 450 millions de livres de dette.
Les détenteurs d’obligations jugent que ce montage les a placés dans une position moins favorable. L’opération a transféré certains des actifs les plus précieux du constructeur hors de portée des créanciers existants. Elle a également pesé sur le cours de ses obligations.
En juillet, Aston Martin avait annoncé avoir sécurisé jusqu’à 550 millions de livres d’emprunts auprès d’un groupe d’investisseurs mené par HPS. Le financement comprend un prêt à terme garanti de premier rang de 450 millions de livres et un prêt à tirage différé de 100 millions. Une dette supplémentaire autorisée de 100 millions, classée derrière cette facilité, demeure par ailleurs disponible.
Latham & Watkins, qui conseille le constructeur, affirme que l’opération respecte la loi et la documentation obligataire. Le cabinet n’a cependant pas transmis la majorité des documents réclamés par les créanciers.
Une sortie attendue du FTSE 250
Cette bataille intervient alors qu’Aston Martin doit quitter le FTSE 250. Le changement devrait être confirmé après la clôture des marchés le 2 septembre 2026. Il acterait le passage de l’entreprise parmi les petites capitalisations et soulignerait la pression exercée sur son plan de redressement.
Le constructeur sortirait également du FTSE 350, qui réunit le FTSE 100 et le FTSE 250. Certains fonds pourraient déjà être en train de céder leurs titres avant ce déclassement. Le FTSE 250 regroupe les 250 plus grandes sociétés cotées à Londres après celles du FTSE 100.
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