La restructuration de First Brands dépend de l’aval urgent d’un juge américain, faute de quoi l’équipementier automobile risque une liquidation.
Pourquoi la restructuration de First Brands devient urgente
Les avocats de l’entreprise demandent à un juge fédéral des faillites de Houston d’approuver rapidement le plan placé sous la protection du chapitre 11. Ce dispositif doit permettre à First Brands de poursuivre sa réorganisation plutôt que de basculer vers une liquidation.
Sans ce feu vert, le groupe avertit qu’une procédure sous chapitre 7 pourrait être déclenchée. Ce scénario conduirait à une liquidation présentée comme chaotique. La direction tente pourtant encore de céder les derniers sites consacrés à la fabrication de pièces automobiles.
Plus tôt en 2026, le groupe a fermé 17 usines et supprimé 4 000 emplois. La nouvelle direction affirme avoir découvert des malversations généralisées. De leur côté, les prêteurs ont refusé de financer un redressement jugé trop coûteux. L’approbation du plan conditionne donc directement le sort des actifs encore détenus.
Un fonds pour récupérer 1 milliard de dollars
Au cœur du projet se trouve une fiducie de contentieux (litigation trust), chargée de financer et de porter les actions en justice. Cette structure tenterait de récupérer jusqu’à 1 milliard de dollars auprès d’anciens dirigeants de First Brands soupçonnés d’avoir fraudé l’entreprise.
La direction actuelle leur reproche notamment d’avoir utilisé certains actifs plusieurs fois comme garanties pour différents prêts. Cette pratique aurait créé des conflits entre créanciers sur l’ordre dans lequel les dettes doivent être remboursées.
Les responsables visés sont également accusés d’avoir « pillé l’entreprise pour financer un train de vie fastueux, avec des maisons et des voitures coûteuses ». Financer ces poursuites constitue ainsi l’une des principales raisons avancées pour obtenir l’adoption du plan.
Par ailleurs, le fondateur Patrick James fait l’objet d’accusations pénales de fraude liées à des factures fabriquées. D’autres dirigeants ont plaidé coupable pour fraude. L’aval du juge permettrait de poursuivre la restructuration et les procédures judiciaires dans le cadre du chapitre 11.
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