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Jusqu’à 10 milliards pour la restructuration de Volkswagen

La restructuration de Volkswagen pourrait coûter jusqu’à 10 milliards d’euros d’ici 2030 pour environ 60 000 suppressions de postes, dont près de la moitié en Allemagne. Les éventuelles fermetures de quatre usines ajouteraient plusieurs milliards à la facture.

Une usine Volkswagen avec des véhicules assemblés sur une chaîne de production. Actualités
© fotokaleinar / Shutterstock.com

La restructuration de Volkswagen pourrait mobiliser jusqu’à 10 milliards d’euros d’ici 2030 afin de financer environ 60 000 suppressions de postes.

Ce que couvre la restructuration de Volkswagen

Le budget prévu par le groupe doit couvrir les dispositifs de retraite partielle, les indemnités de départ et les plans sociaux. Environ 60 000 postes sont concernés, dont près de la moitié en Allemagne.

Cette enveloppe maximale de 10 milliards d’euros n’inclut toutefois pas les dépenses liées à d’éventuelles fermetures d’usines. Les économies salariales générées par le départ de plus de 40 000 salariés devraient compenser les coûts de la restructuration au début de l’année 2037.

Le directeur général Oliver Blume a averti que, sans réorganisation, Volkswagen pourrait enregistrer des pertes à partir de 2030. Le groupe doit également faire face à la hausse du coût de sa dette et à une demande moins soutenue. Présenté aux investisseurs, le plan vise une rentabilité des ventes de 9 %.

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Quatre usines menacées après 2030

Les sites de Zwickau, Emden, Hanovre et l’usine Audi de Neckarsulm restent menacés de fermeture. Leur production pourrait cesser entre 2031 et 2034, après une réduction progressive des volumes et des effectifs plutôt qu’un arrêt immédiat.

Volkswagen a estimé à 1 milliard d’euros par site le coût de la fermeture de Zwickau et d’Emden. La facture atteindrait 2 milliards d’euros pour Hanovre, et autant pour Neckarsulm. Ces montants s’ajouteraient au budget consacré aux suppressions de postes.

Dans le même temps, le conseil de surveillance a confirmé la cession partielle du site d’Osnabrück à l’investisseur financier Aurelius. Le Land de Basse-Saxe doit également prendre une participation dans cette usine, auparavant promise à la fermeture.

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Kaiizer

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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