Dan Towriss refuse de voir Cadillac F1 déjà cantonnée au fond de grille. Malgré des débuts compliqués, le patron de Cadillac assure que la nouvelle équipe américaine suit son plan, avec des objectifs à court, moyen et long terme clairement identifiés.
Cadillac F1 assume une construction de zéro
La comparaison avec Audi reste sévère pour Cadillac. L’équipe allemande s’appuie sur l’héritage de Sauber et sur des décennies d’expérience en F1. Cadillac, de son côté, est partie d’une feuille blanche, même si le projet bénéficie de l’aide de Ferrari et du soutien de GM, appelé à fournir à terme son propre moteur.
Après quatre premières courses, les résultats restent modestes. Les deux monoplaces ont atteint l’arrivée à trois reprises, mais le Grand Prix du Japon a marqué une première : Sergio Perez y a terminé 17e, dans le même tour que le vainqueur. En qualifications, aucun des deux pilotes n’a encore réussi à sortir de la Q1.
Pour Towriss, ce bilan ne résume pas le niveau réel du projet. « Quand on pense aux objectifs à court, moyen et long terme, je pense que nous sommes dans les temps », affirme-t-il à F1.com. Il estime même que Cadillac est en avance sur ses objectifs immédiats, tout en gardant en tête des ambitions de long terme « assez élevées » en F1.
Towriss défend la trajectoire du projet
Le dirigeant insiste sur l’ampleur du chantier : immobilier, recrutement, création de l’organisation, gestion des pièces sur plusieurs continents et calendrier mondial. Autant d’éléments qui expliquent pourquoi Cadillac ne peut pas être jugée comme une structure déjà installée.
L’enjeu est clair : tenir sportivement durant les premiers mois sans perdre de vue la construction durable de l’équipe. En F1, le statut de nouveau venu ne protège pas longtemps. Une fois les feux éteints à Melbourne, Towriss reconnaît que l’enthousiasme initial a laissé place à une réalité plus brutale : la compétition est « intensément » serrée.
Son mot d’ordre tient en trois répétitions : progrès, progrès, progrès. Cadillac doit désormais apprendre plus vite, améliorer son organisation et se rapprocher de davantage de voitures en piste chaque week-end.
Face à ceux qui voient déjà l’équipe condamnée au fond de grille, Towriss répond fermement : « Vous ne savez pas grand-chose de la Formule 1. » Il estime que ce que Cadillac a réussi à construire en si peu de temps est « vraiment incroyable ». Le défi, désormais, est de transformer cette base en progression visible.
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