Alpine condamne les insultes contre Colapinto et d’autres acteurs de la F1 après l’accrochage qui a entraîné trois abandons à Bakou.
Un freinage manqué et trois abandons
À la première relance après la safety car au GP d’Azerbaïdjan, Franco Colapinto a bloqué ses roues avant et percuté son coéquipier Pierre Gasly. L’Alpine de Gasly a alors été poussée contre la Mclaren de Lando Norris. Les trois pilotes ont abandonné.
Les commissaires ont infligé à Colapinto une pénalité de dix secondes. Comme il n’a pas terminé la course, la sanction a été convertie en un recul de cinq places sur la grille lors du prochain Grand Prix. Le pilote s’est excusé immédiatement après l’accident.
Norris a estimé que les pilotes responsables de tels accidents devraient être suspendus de courses, ajoutant que certains n’avaient pas leur place en Formule 1. George Russell, vainqueur à Bakou, Max Verstappen et Isack Hadjar ont jugé une suspension excessive. La polémique a ensuite gagné les réseaux sociaux.
Les insultes contre Colapinto ne sont pas seules en cause
Alpine dénonce les attaques contre son pilote ainsi que celles visant d’autres pilotes, des membres des médias et des écuries rivales. « Des erreurs se produisent lorsque l’on court à la limite et, quel que soit le résultat, personne ne devrait recevoir de commentaires haineux ou injurieux », déclare l’écurie. Elle précise que sa prise de position ne cible aucun pilote ni groupe de supporters en particulier.
Pour l’équipe, ces débordements se répètent depuis plusieurs courses et appellent une réponse collective. Elle entend travailler avec la Formule 1 et la FIA sur de possibles mesures. La rivalité sportive ne doit pas servir de prétexte aux attaques personnelles.
Flavio Briatore a par ailleurs indiqué qu’Alpine examinerait l’erreur de Colapinto en interne. Cette analyse est distincte de la condamnation des insultes : l’accident peut être discuté et sanctionné sans donner lieu à des attaques contre les personnes concernées.
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