Fernando Alonso à Barcelone, c’est peut-être bientôt une page qui se tourne pour la F1 espagnole, avec un pilote qui envisage ce week-end comme son dernier rendez-vous catalan.
Fernando Alonso à Barcelone, un possible dernier tour de piste
Fernando Alonso n’a pas annoncé sa retraite, mais le signal est clair. Le double champion du monde estime que ce Grand Prix pourrait être sa dernière course de F1 à Barcelone, sur le Circuit de Barcelona-Catalunya.
« Ce sera un week-end spécial, probablement ma dernière course à Barcelone en Formule 1 », a-t-il déclaré en conférence de presse. L’Espagnol veut avant tout en faire un moment de partage : « Je veux remercier tout le monde. Je vais essayer de profiter du week-end. »
Le contexte donne du poids à ses mots. À partir de 2027, Barcelone entre en rotation avec Spa-Francorchamps. Alonso ne dit donc pas forcément qu’il ne sera plus là en 2027, mais il admet que se projeter jusqu’en 2028 devient presque impossible.
Côté performance, le pilote Aston Martin garde aussi les pieds sur terre. « Je ne serai pas compétitif et je ne resterai pas très longtemps dans la voiture en qualifications. En course, j’espère que oui, mais pas au rythme que nous voulons tous », a-t-il glissé.
Pour Alonso, Barcelone n’est pas une étape ordinaire. Il parle de son 23e Grand Prix d’Espagne, tous vécus comme des moments « magiques ». « Ce dernier doit être magique aussi », a-t-il souri.
Une décision attendue après l’été chez Aston Martin
Le contrat de Fernando Alonso expire à la fin de cette saison. L’arrivée d’Adrian Newey chez Aston Martin, ainsi que celle de Honda, motoriste des quatre titres de Max Verstappen, avait nourri de grandes attentes autour du projet. L’Espagnol, lui, ne cache pas la frustration du présent.
Interrogé sur 2027, Alonso temporise. « Je n’ai vraiment rien en tête. Après l’été, je prendrai la décision de continuer ou non. » Il aborde désormais chaque Grand Prix avec une lucidité particulière : l’Australie, la Chine, Monaco, et plus encore Barcelone, peuvent être des dernières fois.
Son rapport à la suite semble pourtant apaisé. « Le plus difficile pour moi, c’est de ne pas gagner de courses et de ne pas être compétitif », a-t-il expliqué. Savoir si la fin approche ou non ne bouleverse pas vraiment son état d’esprit.
« Je suis en paix avec ma carrière et ma vie. Si quelque chose arrive maintenant, c’est bienvenu. Si cela n’arrive pas, ça ne change pas ce que je ressens », poursuit Alonso, conscient d’avoir dépassé ses rêves d’enfant.
Le vétéran le plus expérimenté de l’histoire de la discipline ne dramatise pas. Sa douleur, aujourd’hui, tient moins à l’idée d’un adieu qu’à la réalité sportive d’Aston Martin : « Nous ne sommes pas aussi compétitifs que nous le voulons, et c’est probablement la plus grande souffrance chaque week-end. »
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