Racing Bulls arrive au Grand Prix du Canada avec une nouvelle étape dans ses évolutions aérodynamiques de début de saison. L’équipe veut confirmer ses progrès et se mêler à la lutte pour les points sur le Circuit Gilles-Villeneuve, cinquième rendez-vous de la saison 2026 de F1.
Racing Bulls adapte son approche au Circuit Gilles-Villeneuve
Le tracé canadien impose un compromis particulier. Installé sur une île du fleuve Saint-Laurent, près de Montréal, le Circuit Gilles-Villeneuve combine longues lignes droites, gros freinages et virages lents. La dernière chicane reste l’un des passages les plus délicats, avec des vibreurs à attaquer sans perdre le contrôle avant le fameux mur des Champions.

Traditionnellement, ce profil pousse les équipes à réduire l’appui à l’arrière pour gagner en vitesse de pointe. En 2026, Racing Bulls conserve pourtant un niveau d’aileron arrière standard. L’explication tient à l’aérodynamique active et au mode Straight-Mode, capable de réduire fortement la traînée en ligne droite. Ce choix simplifie une partie du travail, même si l’équilibre entre châssis, groupe propulseur et caractéristiques du circuit reste central.
Le réglage de base visera surtout le freinage, la stabilité à l’entrée des virages, l’équilibre à basse vitesse, le passage sur les vibreurs et la motricité. Autant de paramètres décisifs sur une piste où la confiance au freinage et la traction en sortie comptent autant que la vitesse pure.
La pluie et les évolutions aérodynamiques comme leviers
La météo pourrait ajouter une difficulté supplémentaire, avec de la pluie annoncée pour samedi et dimanche. Racing Bulls estime disposer d’un léger avantage dans ces conditions après avoir roulé en pneus pluie et intermédiaires lors d’une séance d’essais Pirelli organisée après le Grand Prix du Japon. Les données sur la mise en température et l’équilibre en conditions humides seront donc exploitées au Canada.
Depuis Miami, la préparation s’est concentrée sur l’analyse des données et plusieurs séances de simulateur avec les pilotes. L’objectif était d’affiner la connaissance du circuit, les réglages et l’optimisation du rythme de course.
Ce week-end marquera aussi la première présence en piste de Dan Fallows, directeur technique de Racing Bulls depuis son arrivée dans l’équipe en avril. Avec ses nouvelles évolutions aérodynamiques, l’écurie aborde Montréal avec une ambition claire : transformer le potentiel affiché en résultat concret dans la zone des points.
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