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Francesco Bagnaia dans le garage de l’équipe Ducati pendant le Grand Prix d’Aragon.

Les tensions entre Bagnaia et Ducati éclatent à Aragon

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Les tensions entre Bagnaia et Ducati, longtemps contenues dans la communication de l’Italien, ont éclaté à Aragon au terme d’un nouveau week-end sans point.

Les tensions entre Bagnaia et Ducati remontent à 2025

La saison 2026 prend des allures d’adieux particulièrement pénibles pour Francesco Bagnaia. Le double champion du monde cherche toujours une réponse à des difficultés apparues depuis près de dix-huit mois. Son départ pour Aprilia en 2027 est acté, tandis que Pedro Acosta prendra sa place aux côtés de Marc Marquez chez ducati.

Le malaise ne tient pourtant pas seulement aux performances de la Desmosedici. Davide Tardozzi, team manager de Ducati, a reconnu que certaines déclarations du pilote avaient irrité la direction en 2025. « Mauro Grassilli a mal pris certaines déclarations de Pecco en 2025 », explique-t-il.

Dans cet équilibre interne, la réaction de Mauro Grassilli compte particulièrement. En tant que directeur sportif de Ducati Corse, il occupe une place centrale dans la gestion du programme MotoGP. Après cet épisode, Bagnaia aurait sensiblement adouci ses critiques publiques, alors que ses résultats et son ressenti sur la moto continuaient de l’inquiéter.

Dès lors, chacune de ses prises de parole a pris une dimension politique. Bagnaia devait décrire ses difficultés sans franchir la limite jugée acceptable par son employeur. La position était délicate pour le pilote qui avait conduit Ducati à deux titres, mais ne retrouvait plus les sensations nécessaires pour jouer régulièrement aux avant-postes.

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Motegi, une embellie entourée de soupçons

Le Grand Prix du Japon 2025 avait marqué un étrange changement de rythme. À Motegi, Bagnaia avait soudain retrouvé un niveau de performance qui semblait perdu. Son week-end parfait avait aussitôt alimenté les spéculations sur la configuration de sa moto, certains estimant qu’elle se rapprochait davantage de la GP24 que de la GP25.

Dans le même temps, l’idée d’une orientation technique répondant davantage aux besoins de Marc Marquez s’était installée. Aucun élément ne permettait d’établir que Ducati favorisait volontairement l’un de ses pilotes. Ces hypothèses montraient néanmoins à quel point le climat autour du numéro 63 s’était dégradé.

La suite avait rendu cette embellie japonaise encore plus difficile à expliquer. Bagnaia n’avait inscrit aucun point lors des cinq manches suivantes. Ses critiques s’étaient alors heurtées à la réaction de Grassilli, avant que son discours ne gagne en prudence. Sa frustration, elle, n’avait pas disparu.

Bagnaia
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À Aragon, Bagnaia ne retient plus ses mots

Pour un deuxième week-end consécutif, Bagnaia a quitté Aragon sans le moindre point. Dès le vendredi, son attitude dans le garage trahissait son désarroi. Après avoir manqué l’accès direct à la Q2, il avait quitté son box presque immédiatement, sans échange visible avec ses techniciens.

Son abandon du dimanche a libéré un discours beaucoup plus dur. L’Italien a qualifié sa situation d’« humiliante et mortifiante ». Le choix de ces mots dépasse le simple constat d’une moto qui ne répond pas à ses attentes. Il traduit une impasse sportive devenue personnellement difficile à supporter.

Cette déclaration rompt avec la retenue observée après les tensions de 2025. Bagnaia ne se contente plus d’exprimer une insatisfaction technique : il expose désormais publiquement l’effet de cette période sur son rapport à l’équipe et à sa propre situation. À quelques mois de son départ, la nécessité de préserver sa relation avec Ducati semble peser moins lourd face à l’accumulation des échecs.

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Pedro Acosta incarne déjà l’avenir de Ducati

Pendant que Bagnaia traversait l’un de ses week-ends les plus pénibles, Pedro Acosta se battait aux avant-postes avec Ktm. Le futur pilote Ducati continuait ainsi d’impressionner l’équipe qu’il rejoindra en 2027 pour former un nouveau duo avec Marc Marquez.

Davide Tardozzi n’a pas caché son enthousiasme à l’égard de l’Espagnol, qu’il présente comme une « valeur sûre » pour l’avenir du constructeur. Ducati prépare donc ouvertement la suite, alors que Bagnaia doit encore terminer sa dernière saison dans l’écurie.

Pour l’Italien, le contraste est lourd. Il achève son parcours avec une équipe qu’il a menée à deux titres mondiaux, tandis que son successeur occupe déjà une place importante dans les projections de Ducati. L’épisode d’Aragon montre que la fin de cette collaboration ne se joue plus uniquement sur les chronos. Les déclarations de Bagnaia deviennent aussi un indicateur direct de la dégradation de sa relation avec son environnement.

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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