Au Mondial de l’Auto 2026, une vingtaine de marques chinoises feront le déplacement, tandis que Honda et Subaru représenteront seules le Japon.
Du 12 au 18 octobre, le parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, accueillera des constructeurs aux stratégies contrastées. Les marques chinoises cherchent à gagner en visibilité sur le marché européen. La plupart des constructeurs japonais, eux, ont choisi de ne pas exposer leurs nouveautés dans les allées parisiennes.
Le contraste est d’autant plus frappant que les absents japonais ont plusieurs modèles à montrer. Toutes les marques chinoises ne viendront pas non plus : MG, qui a dépassé les 300 000 ventes en Europe l’an dernier, manque à l’appel.
Les marques chinoises au Mondial de l’Auto 2026

Vingt marques chinoises sont annoncées à Paris, dont BYD, Leapmotor et Xpeng. Elles cherchent ainsi à soutenir leur implantation commerciale en Europe, notamment autour de l’électrique. Leurs stands leur permettront de présenter leurs modèles au public et de se faire connaître des réseaux de distribution.
Cet afflux ne concerne pourtant pas toutes les marques venues de Chine. MG, présentée comme la marque chinoise leader en Europe, ne sera pas au Mondial. En 2025, elle a écoulé 305 000 véhicules sur le continent, soit 30 % de plus que lors de l’exercice précédent. Elle compte également plus de 35 000 immatriculations en France. Son absence nuance l’image d’une offensive chinoise sans exception.
Pour les constructeurs qui veulent s’ancrer en Europe, l’enjeu ne se limite pas à la visibilité du salon. La réglementation européenne pousse la transition vers l’électrique, tandis qu’un bonus « coup de pouce » vise les modèles fabriqués en Europe. L’implantation industrielle compte donc aussi : sans production sur le continent, les marques chinoises devraient fortement réduire le prix de leurs modèles importés pour rester compétitives.
Honda et Subaru, seules marques japonaises présentes

Honda et Subaru seront les deux seules marques japonaises présentes à Paris. Honda misera sur son coupé Prelude hybride, décliné dans une édition limitée prévue pour l’automne. Lexus, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Suzuki et Toyota ne feront, eux, pas le déplacement.

Subaru présentera l’E-Outback et l’Uncharted, deux modèles 100 % électriques issus du catalogue Toyota. Le public pourra découvrir ces deux nouveautés japonaises, sans que leur présence rééquilibre la représentation des marques des deux pays au salon.
L’absence des autres constructeurs japonais ne s’explique pas par un manque de nouveautés. Plusieurs de leurs modèles auraient pu être montrés à la Porte de Versailles.
Les nouveautés japonaises absentes des stands

Chez Lexus, l’ES, le NX restylé et le TZ ne seront pas exposés sur un stand de la marque. Mazda aurait pu venir avec son CX-6e; Mitsubishi, avec le Grandis et l’Eclipse Cross. Plusieurs marques japonaises avaient donc des nouveautés à montrer.

Pour Nissan, la liste comprend la Pixo et le Kicks. Suzuki aurait également pu occuper un stand avec l’e-Sky, l’e-Vitara et l’Across. Le public ne découvrira pas ces modèles auprès de leurs constructeurs au Mondial, contrairement à ceux des marques chinoises présentes.

Toyota complète le tableau avec le RAV4, la Yaris Cross restylée, le bZ4X Touring et le Hilux. La variété de ces nouveautés rend son absence particulièrement visible. Le constructeur ne profitera pas du salon parisien pour les présenter, malgré la place qu’occupe l’événement sur le marché européen.
Deux façons d’investir dans la visibilité en Europe

Les marques chinoises présentes comptent sur le Mondial pour gagner du terrain en Europe, alors que l’électrique modifie les positions sur le marché. Les constructeurs japonais absents se montrent plus prudents dans leurs dépenses marketing : à leurs yeux, un grand salon ne justifie pas nécessairement son coût.
D’autres canaux peuvent leur donner de la visibilité. Toyota avait ainsi misé sur les Jeux olympiques de Paris en 2024, dont il était le constructeur officiel. Le numérique et les grands événements constituent aussi des alternatives aux salons automobiles traditionnels.
Du 12 au 18 octobre, les marques chinoises exposantes pourront rencontrer le public et les réseaux de distribution à Paris. Honda et Subaru porteront seules les couleurs japonaises, tandis que leurs compatriotes laisseront cette vitrine à leurs concurrentes.







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