Après Monza, Aston Martin au GP de Madrid espère évoluer sur un terrain plus favorable à l’AMR26, dont le manque de performance en ligne droite n’avait pu être masqué sur le circuit italien.
Aston Martin au GP de Madrid espère un autre verdict
Les simulations de l’écurie incitent Mike Krack à l’optimisme avant la découverte du Madring. Le responsable d’Aston Martin s’attend à voir l’AMR26 plus compétitive sur ce tracé. Sans annoncer un bouleversement de la hiérarchie, ces projections laissent entrevoir un rapport de force moins défavorable qu’à Monza.
En Italie, la monoplace s’était retrouvée confrontée à l’un de ses points faibles les plus visibles : son déficit en ligne droite, impossible à compenser par ses autres qualités. Le tracé plus varié de Madrid doit lui imposer un examen différent, même si la vitesse de pointe y restera importante.
Ce rendez-vous doit donc aider à déterminer si Monza a surtout accentué une faiblesse précise ou si la limite de la voiture est plus générale. Au-delà du résultat du week-end madrilène, l’objectif d’Aston Martin est aussi de mieux cerner le potentiel actuel de son package.
Un tracé mixte pour moins subir en ligne droite
Le nouveau circuit compte deux lignes droites, qui continueront d’exposer le déficit de performance pure. Il comporte aussi des portions plus serrées. Dans celles-ci, la facilité d’exploitation de la motorisation et la gestion des pneus devraient davantage peser que la seule vitesse maximale.
Honda partage cette analyse. La deuxième spécification du groupe propulseur a amélioré son agrément, autrement dit la façon dont la puissance est délivrée et utilisée par le pilote. Ce progrès n’a pas comblé le retard en performance pure, mais le tracé madrilène devrait aider Aston Martin à mieux en profiter.
Par rapport à Monza, le point faible ne disparaît donc pas, mais son influence pourrait être diluée. Sur un circuit mixte, plusieurs caractéristiques de la monoplace entrent en jeu dans le chrono. L’AMR26 aurait ainsi davantage de possibilités de compenser ce qu’elle perd dans les portions les plus rapides.
Les pneus et le revêtement entretiennent l’incertitude
Le revêtement, encore inconnu, ajoute une variable. Des températures élevées et une forte dégradation renforceraient la valeur de la gestion des pneus de l’Aston Martin. Ce possible avantage restera toutefois hypothétique jusqu’aux premiers tours des monoplaces de F1 lors de la première séance d’essais libres.
Mike Krack place le circuit entre Djeddah et Monaco en raison de la proximité des murs et de la faible marge d’erreur. La comparaison porte surtout sur l’environnement immédiat de la piste. Elle décrit un tracé où une imprécision peut rapidement compromettre un tour ou perturber une séance.
Les essais de Formule 3 ont d’ailleurs été interrompus à plusieurs reprises. Aston Martin et ses rivales ignorent encore dans quelle mesure cette expérience préfigure le déroulement d’un week-end de Formule 1. Les premiers tours seront déterminants pour évaluer le revêtement, la dégradation et la pertinence des simulations.
Fernando Alonso veut observer les progrès
La performance attendue à Madrid s’inscrit dans un autre dossier pour l’écurie. Aston Martin attend toujours que Fernando Alonso décide s’il poursuivra son aventure avec l’équipe. Avant de trancher, le pilote souhaite obtenir davantage de preuves des progrès accomplis.
Krack dit respecter la position du double champion du monde et se montre confiant quant à la possibilité d’un accord. Aucun résultat, pas même celui du Grand Prix de Madrid, ne doit décider à lui seul de son avenir.
Le comportement de l’AMR26 apportera malgré tout un indice supplémentaire. Si le tracé mixte atténue nettement les difficultés rencontrées à Monza, Aston Martin pourra identifier une faiblesse étroitement liée au profil du circuit italien. Dans le cas contraire, Madrid fera davantage ressortir la limite globale de la monoplace actuelle. Cette distinction alimentera directement l’évaluation des progrès attendus par Alonso.
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