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L'usine de batteries BlueOval Battery Park Michigan de Ford à Marshall.

Sean Duffy critique l’accord Ford CATL au Michigan

© Tada Images / Shutterstock.com
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L’accord Ford CATL sur la technologie de batteries employée au Michigan provoque une confrontation ouverte entre le constructeur et le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy.

Pourquoi l’accord Ford CATL inquiète Sean Duffy

Dans une lettre adressée au directeur général de Ford, Jim Farley, Sean Duffy affirme que son ministère est « profondément alarmé » par l’emploi d’une technologie sous licence de CATL au BlueOval Battery Park Michigan. Il vise ainsi la production locale de batteries reposant sur le savoir-faire de Contemporary Amperex Technology Co, le géant chinois du secteur.

Duffy met aussi en cause ce qu’il présente comme une récente coentreprise entre Ford et Geely en Espagne. À ses yeux, ce montage aide des adversaires stratégiques à s’implanter sur les marchés occidentaux. Il estime que les décisions du constructeur lient progressivement l’avenir d’une marque américaine historique à des entreprises chinoises soutenues par l’État.

Ford conteste cette lecture et dénonce une « tentative malavisée de faire les gros titres » aux dépens d’une entreprise fortement engagée dans l’industrie américaine. Le groupe affirme également que la lettre contient des erreurs factuelles et assure ne pas avoir proposé le cadre de coentreprise qui y est décrit.

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Ford défend une usine américaine sous son contrôle

Le constructeur insiste sur le statut du BlueOval Battery Park Michigan, implanté à Marshall. Le site représente plusieurs milliards de dollars d’investissement et doit créer environ 1 700 nouveaux emplois américains. Il produit au Michigan des batteries destinées à des véhicules Ford eux-mêmes fabriqués aux États-Unis.

La défense de Ford repose avant tout sur la nature de sa relation avec CATL. Le groupe décrit un accord limité à une licence technologique et à des services, et non une coentreprise ou une usine détenue par une société étrangère. Selon Ford, le site reste détenu et exploité par le constructeur, qui contrôle les opérations et emploie directement le personnel.

Pour Ford, utiliser une technologie chinoise sous licence ne revient donc pas à céder la propriété ou le contrôle de l’outil industriel. Cette distinction structure sa réponse aux accusations de rapprochement avec des entreprises chinoises.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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