À Monza, le moteur Ferrari de Haas a moins contribué aux progrès d’Oliver Bearman que le nouveau package aérodynamique de l’écurie.
Le moteur Ferrari de Haas n’explique pas tout
Lors du GP d’Italie, Oliver Bearman était le seul pilote Haas à disposer de la deuxième évolution du moteur Ferrari autorisée pour 2026. L’écurie a choisi de monter immédiatement cette nouvelle unité de puissance, plutôt que d’attendre qu’un second exemplaire soit disponible pour Esteban Ocon.
Cette répartition faisait également écho à de précédents remplacements, au cours desquels Esteban Ocon avait reçu les composants neufs en premier. La comparaison entre les deux monoplaces restait cependant imparfaite, car d’autres paramètres influaient sur leur niveau de performance.
Selon Bearman, les évolutions du plancher et de la carrosserie procuraient un gain deux à trois fois supérieur à celui du moteur. Ocon disposait du même package aérodynamique, mais continuait à signaler un appui irrégulier. Les sept dixièmes qui séparaient les deux Haas en Q2 ne peuvent donc pas être attribués à la seule motorisation.
Un progrès encore insuffisant pour marquer des points
En se qualifiant 12e, Bearman a offert à Haas sa meilleure position de départ depuis le GP de Chine. Il a ensuite occupé la huitième place en début de course, avant de perdre du terrain face aux Alpine et aux Racing Bulls pour terminer 15e.
Cette 15e place porte à sept Grands Prix la série de Haas sans inscrire de point. Ferrari n’avait pas présenté cette évolution moteur comme une réponse globale aux difficultés de ses partenaires. Le bilan de Monza confirme ainsi le poids déterminant du travail aérodynamique.
Le rendez-vous de Madrid permettra maintenant d’évaluer ces nouveautés sur un tracé qui tranchera avec la configuration atypique à faible appui de Monza. Leur capacité à rester efficaces dans d’autres conditions pèsera davantage que le gain limité apporté par le moteur.
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