Fernando Alonso estime que les F1 2026 à Monza ont privé le circuit italien d’une partie de son identité, leur vitesse de pointe étant nettement inférieure aux valeurs observées à Barcelone et Budapest.
Pourquoi les F1 2026 à Monza plafonnent
Pour étayer son constat, Fernando Alonso s’appuie sur des écarts inhabituels. Le pilote Aston Martin a indiqué avoir vu environ 350 à 360 km/h à Barcelone, puis 355 km/h à Budapest. À Monza, sa monoplace n’a atteint qu’environ 312 km/h, malgré la réputation du circuit et ses longues lignes droites.
Les valeurs précises varient selon les monoplaces et les circonstances, mais elles mettent en lumière une limite de la réglementation actuelle. Le déploiement électrique utile peut être épuisé avant la fin d’une longue accélération. Les pilotes doivent alors consacrer une partie du tour à la gestion de l’énergie, plutôt que d’exploiter en permanence tout le potentiel de leur voiture.
Cette contrainte altère le caractère d’un tracé construit autour de la vitesse soutenue. Elle rend aussi les écarts entre les motorisations particulièrement visibles, au point que Monza perd, aux yeux d’Alonso, une partie de son statut de Temple de la vitesse.
Aston Martin et Honda particulièrement exposés
Avant l’abandon de ses deux monoplaces, Aston Martin figurait dans le bas du classement des vitesses. Le groupe propulseur Honda reste en retrait en matière de puissance pure, ce qui a accentué les difficultés de l’écurie dans les lignes droites italiennes.
Alonso s’est arrêté après avoir signalé des dégâts consécutifs à un passage sur un vibreur. Lance Stroll a abandonné plus tard en raison d’un problème hydraulique. Le manque de vitesse était néanmoins déjà visible avant ces deux retraits.
Monza avait conservé son surnom malgré l’arrivée des chicanes, les changements de règlement et plusieurs générations de voitures moins rapides. La situation actuelle crée pourtant un paradoxe, puisque les vitesses terminales sont supérieures à Barcelone et Budapest. Le débat se déplacera désormais à Madrid, où la gestion de l’énergie, les possibilités de dépassement limitées et un tracé entièrement nouveau mettront encore la formule 2026 à l’épreuve.
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