Lewis Hamilton réclame des consignes Ferrari plus claires après son duel avec Charles Leclerc au premier tour, un épisode qui a pesé sur la course à domicile de l’écurie à Monza.
Pourquoi Hamilton demande des consignes Ferrari
Ferrari a quitté le GP d’Italie sans trophée. Dès la première chicane, Lewis Hamilton et Charles Leclerc se sont retrouvés côte à côte. Hamilton est passé par les graviers et a reculé à la dixième place. Un tour plus tard, Leclerc a lourdement chuté à Parabolica, tandis que son équipier est finalement remonté au sixième rang.
Hamilton refuse toutefois de partager la responsabilité de cet épisode. « Je ne pilote pas salement. J’ai toujours couru proprement et loyalement, en laissant toujours de la place », a-t-il déclaré. Après la course, Leclerc avait estimé que les deux pilotes étaient allés trop loin, mais son équipier rejette cette lecture collective.
« J’étais devant à la corde du virage 2. Il n’y a donc pas de “nous” », a insisté Hamilton. Le pilote Ferrari a comparé cette situation aux règles écrites dont il disposait chez Mercedes. Selon lui, la responsabilité de fixer ce cadre revient au directeur de l’écurie, Fred Vasseur : « Au bout du compte, cela vient d’en haut. Nous devons changer les choses, car cela ne nous aide pas à avancer. »
Un cadre à établir avant Madrid
Vasseur a admis que Ferrari pourrait devoir s’éloigner de sa doctrine actuelle, qui consiste à laisser ses pilotes se battre librement. Jusqu’à présent, l’écurie avait résisté à l’idée de définir précisément leur conduite lorsqu’ils se retrouvent en duel.
Pour Hamilton, d’éventuelles consignes d’équipe arriveraient trop tard pour relancer sa lutte au championnat. La victoire d’Antonelli à Monza a porté son retard à 76 points. Ferrari peut néanmoins établir une procédure claire avant Madrid et éviter ainsi que le même conflit ne ressurgisse dès le premier virage.
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