Le GP des Pays-Bas 2026 lance la seconde moitié de la saison de Cadillac sur le circuit piégeux de Zandvoort, avec un format Sprint et la première présence en course de Marcin Budkowski au sein de l’écurie.

Le GP des Pays-Bas 2026 ouvre la seconde moitié de saison
Le championnat de Formule 1 reprend le week-end des 22 et 23 août 2026. Cette 12e manche ouvre la seconde moitié de la saison. Pour Cadillac, les enjeux s’accumulent : retrouver immédiatement le rythme après la pause estivale, composer avec le format Sprint et intégrer Marcin Budkowski au fonctionnement de l’équipe en piste.
Le Grand Prix des Pays-Bas a rejoint le Championnat du monde en 1952. Disputée à Zandvoort jusqu’en 1985, l’épreuve a retrouvé le calendrier de la F1 en 2021. Depuis, sa popularité s’appuie sur un public nombreux, massé dans une enceinte compacte largement teintée de l’orange des supporters néerlandais.
Cette course devrait aussi être la dernière à l’horizon prévisible, puisque le contrat actuel prend fin après l’épreuve de 2026. Cette perspective confère une dimension particulière à un Grand Prix rapidement redevenu l’un des rendez-vous les plus animés du calendrier.
Zandvoort, un circuit étroit exposé aux éléments
Tracé dans les dunes de Hollande-Septentrionale, Zandvoort se distingue par son profil étroit, bosselé et sinueux. Ses virages relevés autorisent plusieurs trajectoires, mais la faible largeur de la piste réduit la marge d’erreur. La précision sera donc décisive pour exploiter la monoplace sans dépasser ses limites d’adhérence.
Le dernier virage, Arie Luyendyk Bocht, se négocie à pleine charge et prolonge de fait la ligne droite principale jusqu’à Tarzan Bocht, l’épingle du virage 1. Il faut y conserver de la vitesse dans la courbe relevée tout en préparant le freinage suivant.
La proximité de la mer apporte une difficulté supplémentaire. De fortes rafales peuvent déstabiliser les monoplaces, tandis que le sable transporté sur l’asphalte modifie le niveau d’adhérence. Le soleil peut aussi céder rapidement la place à des averses estivales. Lors d’un week-end au format Sprint, ces variations compliquent encore la recherche immédiate du bon rythme.
Valtteri Bottas décrit un tracé aux virages rapides et fluides, propices à la prise de rythme. Le Finlandais apprécie aussi l’inclinaison des courbes, une caractéristique qu’il juge peu courante au volant d’une F1. Selon lui, le format du week-end imposera toutefois à chacun d’être performant dès son arrivée sur le circuit.
Pérez et Bottas disposent déjà de solides repères
Durant sa longue absence du calendrier de la F1, Zandvoort est resté présent sur la scène européenne. Checo Pérez et Valtteri Bottas ont ainsi pu y rouler avant leur arrivée au plus haut niveau. Tous deux sont montés sur le podium du circuit au cours de leur parcours dans les catégories juniors.
Depuis le retour du Grand Prix en 2021, Pérez a participé quatre fois à l’épreuve et inscrit des points à chacune de ses apparitions. Cette série de quatre arrivées dans les points constitue son principal repère avant une édition où les conditions et le format pourraient rapidement redistribuer les cartes.
Bottas compte lui aussi quatre participations depuis le retour de Zandvoort. Il y a décroché un podium en 2021, son meilleur résultat en Formule 1 sur ce circuit. Son expérience des courbes rapides et des portions relevées doit faciliter sa remise en action après la coupure estivale.
Après une première moitié de saison intense, Pérez se réjouit de retrouver la compétition. Le Mexicain s’attend à de nouveaux défis, mais entrevoit aussi des occasions à saisir. Il souhaite en parallèle prendre rapidement ses marques avec Marcin Budkowski et le reste de l’équipe.
Marcin Budkowski commence par une phase d’observation
Le Grand Prix des Pays-Bas coïncide avec la première semaine de Marcin Budkowski chez Cadillac. Zandvoort lui offrira sa première occasion d’observer directement le fonctionnement de l’équipe en piste. Ses débuts seront consacrés aux rencontres, à l’écoute et à la compréhension des méthodes déjà en place.
« Un week-end Sprint à Zandvoort est une manière énergique et captivante de commencer mon mandat avec Cadillac », explique Budkowski. Il précise qu’il y retrouvera plusieurs visages familiers, tout en souhaitant prendre le temps de découvrir l’ensemble du groupe et son organisation.
Selon Budkowski, Cadillac a bien commencé son programme en F1 et possède des fondations solides pour progresser durant la seconde moitié de la saison. Son arrivée ne s’accompagne donc d’aucune promesse de changement immédiat. À Zandvoort, la priorité sera d’abord de comprendre le fonctionnement de l’écurie dans un contexte exigeant.
Cadillac abordera donc la reprise avec deux pilotes qui connaissent déjà le circuit, tout en affrontant un enchaînement délicat. Sur cette piste étroite, le vent côtier, le sable et de possibles averses peuvent rendre l’adhérence instable. La capacité de l’équipe à entrer rapidement dans son week-end sera déterminante pour exploiter les occasions offertes par cette dernière édition annoncée avant une interruption.
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