Honda F1 se retrouve au cœur du débat sur les règles de rattrapage moteur, tandis que Mercedes et Red Bull se disent disposés à réexaminer le dispositif actuel.
Pourquoi le débat sur Honda F1 vise le mécanisme ADUO
Le départ difficile de Honda avec Aston Martin a relancé les discussions sur la liberté de développement accordée aux motoristes en retrait. Mohammed Ben Sulayem a abordé le sujet à Madrid avec Fernando Alonso et Lawrence Stroll. Le président de la FIA estime que le double champion du monde ne devrait pas être poussé vers la retraite par une monoplace non compétitive.
Le système ADUO, pour « opportunités supplémentaires de développement et de mise à niveau », permet aux constructeurs dont le moteur reste derrière la référence de bénéficier d’un travail technique accru. Une piste consisterait à ne plus limiter l’évaluation à la seule puissance du moteur thermique. Les cinq constructeurs concernés pourraient en discuter.
L’enjeu porte donc sur la méthode employée pour mesurer le retard. Un périmètre élargi donnerait davantage de latitude à Honda, sans pour autant garantir un gain immédiat de performances.
Une discussion soutenue, sans remède immédiat
Toto Wolff accepte le principe d’un réexamen. « Les règles sont là pour servir au mieux le sport et il faut parfois les ajuster. Nous voulons que tous les grands constructeurs soient engagés dans la discipline », a déclaré le patron de Mercedes.
Chez Red Bull, Laurent Mekies a souligné que les équipes avaient déjà soutenu une précédente adaptation en faveur des motoristes les plus en difficulté. Il s’attend à un nouveau débat sur les limites du système, tout en précisant que les acteurs de la F1 cherchent à conserver un regard ouvert sur la réglementation.
Cette position ne vaut toutefois pas accord sur une concession précise. Toute évolution devra encore suivre le processus réglementaire de la FIA.
Honda reste également prudent. Shintaro Orihara ne voit aucune « solution magique » que Mohammed Ben Sulayem pourrait apporter. Le constructeur japonais compte d’abord suivre son programme de développement et améliorer sa motorisation par son propre travail.
Aston Martin souhaite toujours conserver Fernando Alonso et lui laisse du temps pour prendre sa décision, comme l’a indiqué son ambassadeur Pedro de la Rosa. Une liberté technique supplémentaire pourrait peser dans sa réflexion, mais elle n’ajouterait pas, à elle seule, de la puissance au moteur. La prochaine étape concrète sera la formulation d’une proposition par les constructeurs et la FIA, avant son éventuelle traduction dans le développement de Honda.
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