Kimi Antonelli à Monza a mis sa Q3 au service de George Russell et compte sur un renvoi d’ascenseur lorsque les rôles s’inverseront chez Mercedes.
Kimi Antonelli à Monza au service de Russell
La pénalité moteur, qui envoyait l’Italien en fond de grille, a donné à Mercedes une occasion claire de maximiser la séance de l’autre voiture. Lors des deux tentatives de George Russell en Q3, Antonelli l’a précédé dans la ligne droite principale pour lui offrir l’aspiration, puis s’est écarté.
Le plan a fonctionné : Russell a signé le deuxième temps, derrière Pierre Gasly. Antonelli, lui, n’a bouclé qu’un seul tour compétitif pour son propre compte et occupait le septième rang avant l’application de sa pénalité.
« Je devais faire mon travail, qui consistait à aider George », a-t-il expliqué. Le leader du championnat a reconnu le caractère inhabituel de ce programme lors des qualifications de son Grand Prix à domicile. Mercedes et ses pilotes l’avaient toutefois défini à l’avance.
Un accord sensible entre deux rivaux pour le titre
Le principe de réciprocité s’était déjà appliqué à Zandvoort. Mercedes avait alors demandé à Russell de laisser passer Antonelli, chaussé de pneus plus frais. L’Italien attend donc le même traitement lorsque son équipier devra utiliser des éléments supplémentaires de son unité de puissance.
« Quand ce sera son tour, nous en parlerons. Nous sommes très clairs là-dessus », a prévenu Antonelli. Cette attente est d’autant plus sensible que les deux équipiers se disputent le titre : l’Italien possède 59 points d’avance sur Russell.
Russell admet que leur relation a changé depuis qu’ils sont devenus des rivaux directs au championnat, sans pour autant basculer dans l’hostilité. Chez Mercedes, la priorité à l’équipe reste la règle. Elle a favorisé le Britannique à Monza, mais pourrait devenir plus délicate à appliquer si rendre la pareille réduisait ses propres chances de titre.
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