La restructuration de Volkswagen doit s’accompagner de nouvelles baisses de coûts, alors qu’Oliver Blume anticipe une nouvelle dégradation du marché automobile.
Restructuration de Volkswagen : 50 000 postes évoqués
Le constructeur engage sa plus vaste restructuration à ce jour et se prépare à plusieurs semaines de négociations. Dans une note interne, Oliver Blume estime que les conditions du secteur devraient encore se détériorer au cours des prochaines années. À ses yeux, cette perspective rend d’autant plus nécessaire l’amélioration de la compétitivité du groupe.
Les scénarios envisagés pourraient comprendre jusqu’à 50 000 suppressions de postes supplémentaires dans le monde, ainsi que la scission de certaines unités. Ce chiffre ne constitue toutefois pas un objectif formel. Le directeur général le présente plutôt comme un indicateur de l’effort d’économies nécessaire pour combler l’écart avec les concurrents.
Plusieurs difficultés se cumulent pour Volkswagen : la concurrence accrue des constructeurs chinois en Europe, le recul de sa rentabilité en Chine, les droits de douane américains et les surcapacités de production de ses activités européennes.
Des marges insuffisantes pour investir
Oliver Blume qualifie la situation de plus que critique. Même s’il considère qu’une marge inférieure à 4 % reste solide dans le contexte actuel, ce niveau ne suffit pas à financer durablement les nouvelles technologies, les futurs produits et les installations industrielles. Les frais de structure de Volkswagen dépasseraient encore de plus de 30 % ceux d’entreprises comparables.
Au premier semestre 2026, le résultat d’exploitation a reculé de 11,6 %, à 5,93 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires a diminué de 0,2 %, à 158,10 milliards d’euros.
Le conseil de surveillance doit poursuivre ses discussions sur le redressement le 4 septembre. Durant la semaine du 31 août, Oliver Blume devrait également visiter des usines susceptibles d’être touchées par le plan actuel.
En juillet, Volkswagen avait annoncé une réduction de son offre de modèles et un nouvel abaissement de ses capacités de production. Les sites d’Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm pourraient ne pas atteindre un taux d’utilisation compétitif durant les années 2030. Aucune fermeture d’usine n’a toutefois été décidée.
Porsche SE, actionnaire majoritaire de Volkswagen, a également appelé à agir rapidement après avoir comptabilisé plusieurs milliards d’euros de dépréciations liées à sa participation dans le groupe.
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