Lewis Hamilton estime que la stratégie Ferrari à Zandvoort lui a coûté un podium, entre consignes tardives et désaccord sur la gestion de ses pneus.

Une stratégie Ferrari à Zandvoort contestée à la radio
Après avoir dépassé Oscar Piastri pour prendre la cinquième place, Lewis Hamilton s’est retrouvé derrière Charles Leclerc, alors moins rapide. Déjà contrarié par la consigne de rentrer aux stands, tandis qu’il jugeait ses pneus encore efficaces, le Britannique a demandé à pouvoir dépasser son coéquipier : « Je suis plus rapide que Charles. Je pense que mes pneus sont meilleurs. »
Ferrari préparait l’arrêt de Leclerc. Le Monégasque est pourtant resté en piste, puis a laissé passer Hamilton au tour suivant. « Belle perte de temps, les gars », a réagi le septuple champion du monde à la radio.
L’écurie a ensuite proposé au Britannique de chausser des pneus medium neufs, une option qui ne l’a pas convaincu compte tenu du rythme de Leclerc. Son ingénieur, Carlo Santi, a reconnu que l’équipe n’était pas certaine du gain. Hamilton lui a alors demandé d’exploiter les données disponibles. Lorsque Lando Norris s’est arrêté au 47e tour, Hamilton a pris la tête, mais Norris et Andrea Kimi Antonelli revenaient rapidement sur lui. Il a alors demandé s’il servait de « cobaye » et pourquoi son relais avait été prolongé.
Fred Vasseur reconnaît une exécution imparfaite
Dépassé par Norris puis Antonelli, Hamilton a profité du VSC provoqué par l’immobilisation d’Esteban Ocon pour s’arrêter. Il est ressorti quatrième, derrière George Russell. Une seconde neutralisation virtuelle, déclenchée après l’accrochage entre les deux Williams, a ensuite mis fin à ses espoirs de dépasser son ancien coéquipier.
Pour Hamilton, le temps perdu derrière Leclerc a creusé l’écart avec Russell. Il a aussi évalué à environ quatre dixièmes par tour le déficit de Ferrari en ligne droite. Malgré ses échanges tendus à la radio, il a salué le travail de l’équipe et l’évolution apportée ce week-end, tout en demandant davantage de puissance.
Fred Vasseur a reconnu que l’exécution de Ferrari n’avait pas été parfaite, entre le mauvais départ de Leclerc, son arrêt raté et le malentendu avec Hamilton. L’écurie estimait néanmoins que les pneus du Britannique pourraient tenir jusqu’à l’arrivée, notamment parce qu’Antonelli souffrait d’usure. Leclerc, qui devait lui-même rentrer aux stands, n’a donc pas reçu immédiatement l’ordre de s’effacer. Pour Vasseur, ce choix précis n’a pas coûté le résultat. Il admet en revanche que les départs depuis les cinquième et sixième places avaient déjà compromis la course. Selon lui, le rythme était suffisant pour viser beaucoup mieux. À Monza, Ferrari devra exécuter un week-end sans erreur.
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