Tata Motors franchit une étape clé dans le rachat d’Iveco, avec des acceptations provisoires représentant 87,81 % du capital, au-dessus du seuil minimum désormais fixé à 80 %.
À la clôture de la période d’acceptation, le 26 octobre, l’offre publique d’achat du constructeur indien a atteint son objectif révisé. Les actionnaires d’Iveco ont approuvé toutes les résolutions présentées par le conseil d’administration, dont l’abaissement du seuil minimum de 95 % à 80 %. La condition nécessaire à l’opération est donc remplie à ce stade, mais les résultats définitifs ne sont pas encore publiés.
Dans son communiqué boursier, Iveco fait état de 238 157 212 titres apportés au total, dont 97 078 765 lors de la dernière journée. À l’issue de l’opération, la participation de Tata Motors devrait atteindre 89,42 %.
Le rachat d’Iveco attend ses résultats définitifs
L’offre est portée par TML CV Holdings, une filiale indirectement détenue à 100 % par Tata Motors. Elle s’élève à 14,40 euros par action ordinaire, dividende attaché : les 14,10 euros initiaux auxquels s’ajoute un complément de 0,30 euro par action.
Les résultats définitifs sont attendus le 29 octobre, avant l’ouverture du marché. Iveco a également annoncé une réouverture de l’offre du 2 au 6 novembre.
Tata Motors avait conclu en juillet 2025 un accord pour acquérir le constructeur italien de poids lourds, dans une transaction valorisée à 3,8 milliards d’euros. La finalisation a été repoussée au-delà de l’objectif initial de juin en raison de retards, notamment liés aux autorisations réglementaires. L’Italie avait donné son feu vert sous conditions en novembre 2025.
Un ensemble complémentaire face à Traton et Volvo Group
Selon l’analyse de GlobalData, le rapprochement placerait le nouvel ensemble aux côtés de Traton et de Volvo Group en matière de parts de marché mondiales et de capacités de production de poids lourds.
L’activité combinée de véhicules industriels générerait environ 22 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec des usines en Europe, en Asie et en Amérique latine. Sur le plan industriel, les implantations se complètent : Tata est fortement présent en Inde et en Asie du Sud-Est, tandis qu’Iveco dispose de positions en Europe et en Amérique latine. Les gammes et les sites de production ne présentent pas de chevauchement majeur.





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