La FIA reconnaît que son système ADUO F1, conçu pour resserrer les écarts entre motoristes, présente des faiblesses qui devront être corrigées.
Pourquoi le système ADUO F1 fait débat
Ce mécanisme devait empêcher un motoriste de prendre une avance durable, comme Mercedes à partir de 2014. Entre 2014 et 2020, les monoplaces équipées par le constructeur allemand ont remporté 103 des 138 courses, soit 74 %. Honda a ensuite signé 49 succès lors des 66 épreuves suivantes, dans la même proportion.
L’ADUO tient toutefois compte des seules performances du moteur à combustion interne, sans intégrer celles de la partie électrique de l’unité de puissance. Cette méthode a placé Red Bull au rang de référence, alors que son unité de puissance n’avait encore remporté aucune course. Mercedes comptait neuf victoires cette saison, tandis que Ferrari avait gagné les deux autres épreuves.
Ce classement a donné à Mercedes et Ferrari la possibilité d’introduire une évolution moteur, avec une allocation liée au plafond budgétaire.
La FIA prépare des ajustements
Nikolas Tombazis, directeur des monoplaces de la FIA, maintient que la méthode de mesure s’est révélée « très précise ». Il reconnaît néanmoins que le résultat ne satisfait pas tout le monde et estime nécessaire d’améliorer le dispositif.
L’hypothèse d’un ralentissement temporaire du développement par certains concurrents a également été évoquée. L’objectif serait de maintenir Red Bull au rang de référence, donc de la priver d’une évolution supplémentaire. Tombazis ne voit toutefois guère d’intérêt à une telle stratégie : rester volontairement derrière pour obtenir davantage d’opportunités n’aurait aucun sens si celles-ci ne permettent pas, au final, de passer devant.
Selon le responsable, le système fonctionne comme prévu, malgré ses faiblesses. Les prochains ajustements devront le rendre moins chronophage et moins controversé, sans remettre en cause le principe de l’ADUO.
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