Audi F1 : McNish demande du temps
Après un week-end compliqué à Miami, Allan McNish demande de juger Audi F1 en fin de saison. L’équipe montre du potentiel sur un tour, mais manque encore de constance et prépare des évolutions pour Montréal.
À Montréal, sur l’île Notre-Dame, le Circuit Gilles Villeneuve a ce parfum si particulier des tracés urbains qui ne pardonnent rien. Ouvert en 1978, long de 4,361 km, il serpente dans le décor du parc Jean-Drapeau avec les murs tout près, l’eau en toile de fond et des tribunes capables d’embarquer 100000 spectateurs dans le même souffle. Quand ça gronde ici, on sent vraiment la ville vibrer avec le circuit. Ce qui frappe, c’est ce mélange rare entre vitesse pure et précision chirurgicale. Le tracé a beau être classé “street”, il n’a rien d’un simple ruban coincé entre des barrières. Il faut avaler les enchaînements avec confiance, freiner très tard, puis remettre les gaz sans se faire piéger. Le fameux virage en épingle est un vrai théâtre à dépassements : on y voit des attaques osées, des freinages à la limite, parfois des trajectoires qui s’ouvrent un peu trop sous les yeux de tribunes survoltées. Et puis il y a la dernière chicane, celle qui mène au redouté Mur des Champions. Rien que son nom raconte une partie de l’âme du lieu : ici, même les plus grands peuvent se faire happer en une fraction de seconde. Le circuit porte le nom de Gilles Villeneuve depuis 1982, et ce n’est pas anodin. Il y a dans cet endroit quelque chose de fidèle à l’image du pilote canadien : du panache, du cœur, et cette impression qu’à chaque tour, tout peut arriver. C’est sans doute pour ça que Montréal garde une place à part dans le sport automobile.
Après un week-end compliqué à Miami, Allan McNish demande de juger Audi F1 en fin de saison. L’équipe montre du potentiel sur un tour, mais manque encore de constance et prépare des évolutions pour Montréal.
Alpine GP de Miami : Franco Colapinto a terminé 8e et marqué des points, tandis que Pierre Gasly a abandonné après un accident avec Liam Lawson. L’écurie reste P5 au championnat constructeurs avant Montréal.
Le règlement moteur F1 ne devrait pas être profondément revu malgré les discussions en cours. Mercedes, Ferrari et Liberty Media défendent le ratio 50/50 entre thermique et électrique, avec de simples ajustements techniques envisagés en 2026.
Racing Bulls profite de la pause d’avril pour préparer deux évolutions, à Miami puis Montréal, tout en travaillant sur le châssis et l’exploitation du groupe propulseur RBFPT. L’équipe a marqué à chaque course en 2026, mais cherche encore le gain de performance qui lui manque dans le milieu de grille.
La sélection Pirelli Miami-Montréal reposera sur les C3, C4 et C5 pour les week-ends de Miami et du Canada. Même trio de pneus, mais des contraintes différentes entre la chaleur de la Floride et les fortes décélérations de Montréal.
McLaren 2026 traverse un début de saison très compliqué en F1, marqué par un nouveau double DNS et un 1 000e Grand Prix repoussé. Lando Norris reste confiant malgré les soucis de fiabilité, tandis qu'Andrea Stella salue la solidité mentale de ses pilotes.