Adrian Newey et Marcin Budkowski soutiennent l’examen d’un plafond budgétaire en F1 accordant une marge supplémentaire aux écuries distancées, sans instaurer d’équilibrage des performances.
Le débat lancé par James Vowles dépasse désormais Williams. Selon lui, imposer le même plafond de dépenses aux équipes déjà installées au sommet et à celles qui doivent rattraper leur retard risque de figer un championnat à deux vitesses.
Interrogé lors de la conférence de presse de la FIA à Austin, Adrian Newey s’est montré favorable à l’étude d’une petite enveloppe supplémentaire pour les équipes en retrait. Marcin Budkowski, directeur de Cadillac, partage ce principe, avec une limite : aider au développement ne doit pas revenir à ajuster artificiellement la compétitivité.
Un plafond budgétaire en F1 inspiré des aides existantes
La réglementation prévoit déjà des mécanismes pour faciliter le rattrapage. Les écuries les moins bien classées au championnat disposent ainsi de davantage de temps d’essais aérodynamiques. Le dispositif ADUO vise, lui, à permettre aux motoristes de combler un déficit significatif.
Pour Adrian Newey, ces précédents justifient d’étudier un mécanisme comparable sur le plan financier. Il s’agirait de donner un peu plus de capacité de dépense aux équipes derrière les leaders, plutôt que de leur imposer exactement les mêmes limites.
Budkowski défend néanmoins le rôle du plafond actuel. À ses yeux, son introduction a été essentielle pour rendre les écuries économiquement viables et leur donner de la valeur. Elle a toutefois aussi préservé une partie des avantages des structures les plus importantes.
Cadillac refuse tout équilibrage des performances
Le soutien de Cadillac ne s’étend pas à une balance des performances. Budkowski estime que la F1 doit continuer à récompenser les meilleures équipes et les meilleurs pilotes. L’assouplissement financier servirait donc à leur donner une chance plus équitable de réduire l’écart, pas à fixer le niveau de performance de chacun.
Chez Audi, le directeur de la compétition Allan McNish a insisté sur l’importance du plafond pour la stabilité à long terme de la discipline. Il fait confiance à la FIA pour le faire évoluer, sans avoir explicitement soutenu une formule dégressive précise.
Aucune mesure n’a été adoptée. Ni le montant d’une éventuelle rallonge ni les critères d’attribution liés au championnat n’ont été définis. Le débat porte désormais sur les moyens de permettre le rattrapage sans garantir le résultat sportif.





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